J’ai constaté que plusieurs professionnels du web semblent éprouver, depuis quelques temps, le désir de prendre la clé des champs. Non pas de quitter le merveilleux pays du web mais plutôt de faire cavalier seul et de piloter leur barque comme bon leur semble.
Les premiers noms qui me viennent en tête sont Martin Lessard, Yannick Manuri et Normand Miron. Il y en a sans doute plusieurs autres à qui je ne pense pas au moment d’écrire cet article.
Tous les 3 ont connus un parcours brillant en agence et ont décidé d’y mettre un terme pour vivre autre chose. Autre chose se traduisant ici par une carrière de consultant.
Martin Lessard a terminé son parcours en agence chez BBDO en tant que directeur interactif. Normand Miron a terminé sa course chez Marketel en qualité de directeur des communications interactives. Yannick Manuri a mit un terme à son cheminement d’agence en tant que chef de groupe des médias interactifs chez Touché/PHD (c’est d’ailleurs là que j’ai eu l’occasion de faire sa connaissance). Notons que Yannick avait lui aussi fait un passage chez Marketel également.
La question, car toujours question il y a, est peut-on vivre une carrière épanouissante en interactif dans un contexte d’agence?
Peut-on, avec les contraintes que connaissent ce genre d’entreprise, élaborer et pousser une réflexion qui puisse permettre au stratège en question de goûter à la liberté qui semble être si précieuse?
Étant moi-même une entrepreneur, je constate que ce qui manque le plus lorsque l’on travaille pour quelqu’un d’autre, c’est le sentiment d’accomplissement de réellement apporter sa touche personnelle à la progression d’une marque X.
Directeur de production, stratège, designer, les enjeux sont tous les mêmes lorsque la passion de notre métier nous dévore et que l’on veut s’en servir pour fairenotre part pour repousser les limittes des communications.
Mon associée me faisait remarquer qu’il existe une nouvelle forme d’entrepreneur parmi les entrepreneurs. Le web,en effet, semble être la cause de l’éveil entreprenarial et de la soif de liberté chez plusieurs communicateurs.
J’ai seulement hâte de voir ce que l’avenir nous réserve pour cette avenue. Verra-t-on les communicateurs web déserter petit à petit puis complètement les agences pour se lancer à leur compte? Est-ce une “mode technologique” qui fera son temps et qui, une fois terminée, réexpédira tous ces brillants esprits sur les bancs des entreprises? Comme j’aime bien le dire, le temps nous le dira…
1 réponse pour le moment ↓
1 Martin Lessard // 30 October 2007 à 3:12 pm
Déserteur!
Mais, Aurélie, il faut le nouveau “Dip” de Seth Godin!
Des fois il faut décrocher, des fois il faut accrocher. C’est maintenant le temps d’aller à son compte car il y a une grande demande et en même temps les entreprises doivent comprendre qu’ils ne dirigent pas un poulailler. Ces humains ne carburent pas seulement à l’argent…
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