Qu’il est donc intéressant de voir combien un adepte de la culture peut intégrer à son vocabulaire des expressions présentant un mélange des activités quotidiennes et les nouvelles technologies.
Combien de fois a-t-on entendu “Google it” ou encore “c’est mon ami Facebook!”? Je ne cite là que les plus actuelles.
Le langage populaire semble, de toutes évidences, évoluer en fonction des technologies qui parsèment son histoire. Dans notre cas, l’Internet est en train de faire un considérable apport en terme de vocabulaire pour notre société actuelle.
En effet, il n’est plus à la mode, dans le langage de tous les jours j’entends, de faire allusion au fait de s’écrire via papier mais plus via texto. Il est déjà dépassé de dire “Page-moi” considérant que plus personne n’achète de téléavertisseur (et oui, déjà…).
Peut-on réellement dire que le langage populaire suit cette évolution? Cette relation entre les mots et les technologies consommés simultanément est fascinante. Quelles seront les prochaines expressions populaires?
2 réponses pour le moment ↓
1 Isatruc // 7 September 2007 à 1:30 am
La culture MSN a aussi infiltré le langage populaire:
“Log-toi on, pis quand j’aurai terminé, je vais te MSNner.”
“- Yé pas là.
- Ben oui yé là, j’le vois, yé online!
- ouais mais yé away parce que j’ai beau le wizzer, y répond pas.”
————
Petit exemple qui laisse deviner l’influence de la seconde vie sur la première (ou du moins du temps passé sur les bavardoirs ou sur la messagerie instantanée)…
—> Plusieurs fois, j’ai entendu des adolescent(e)s s’esclaffer de rire avec leurs amis et dire verbalement “lol”. Oui oui!
2 Martin Lessard // 14 September 2007 à 3:30 pm
Ça remonte à très loin. On retrouve au Québec des expressions comme “débarquer” qui viennent de la navigation fluviale. On dit “barrer une porte” sans penser que l’expression fait allusion à la “vieille technologie”
de mettre une barre en travers de la porte pour la verrouiller. Monter à Ottawa ou descendre à Québec est un rappel du sens du courant quand on naviguait sur l’eau. Les chevaux-vapeurs sont un calque pour exprimer la puissance d’une voiture. Même “écouter la télé” démontre s’il fallait encore le prouver que la télévision descend de la radio quand à son usage, du moins au Québec.
La langue garde les traces des métaphores utiles…
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