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Planificateur média "hybride" VS planificateur média numérique

12 June 2007 · Pas de commentaire

Je viens d’une agence où l’on m’a appris les nuances existant entre un planificateur (média dans le cas présent) hybride et un planificateur web.

Nul besoin de m’étendre longuement sur le fait qu’un planificateur hybride touche à la fois au traditionnel et au web alors que le “web” ne touche qu’aux médias numériques.

Cette agence, donc, embauchait (et embauche toujours) des planificateurs média traditionnel, des planificateurs média hybride ainsi que des planificateur média numérique.

Quelle est, parmi ces 3 options de carrières, la meilleure route à prendre?

Pour quelqu’un qui est touche-à-tout, le meilleur des mondes reste toujours de porter le chapeau du planner hybride. Une approche 360 sera de mise et la personne pourra goûter à un peu toutes les saveurs.

La question à se poser est, “Cette personne sera-t-elle apte à rendre un rendement équivalent à celui du spécialiste web?”

Le fait d’apprivoiser un environnement média ou même communicationnel permet de développer des forces et des faiblesses. On se sent à l’aise avec tel ou tel média ou encore avec tel ou tel approche stratégique. Lorsqu’un planificateur traditionnel d’expérience intègre à ses tâches une perspective web, celui-ci doit composer avec une toute nouvelle réalité. Peut-il parvenir à une analyse et à des recommandations aussi efficaces que le sont celles qu’il porte sur la portion traditionnelle?

Il est évident par contre qu’un planificateur hybride aura une autonomie plus développée et sera capable de gérer l’ensemble de la stratégie. Il aura une expertise plus vaste et sera capable d’appliquer ses connaissances à différents canaux.

Il ne faut pas oublier toutefois qu’un monde de différences sépare la communication traditionnelle de la communication digitale. La principale différence se situant au niveau de la production en elle-même, ceci constitue souvent un obstacle suffisant pour faire rebrousser chemin à bien des aspirants.

Il est en effet très difficile pour une planificateur habitué à un processus de production pour un spot radio ou télé de comprendre et d’intégrer dans ses méthodes de travail le processus de production d’un projet interactif.

Ce même contexte de production se transpose dans l’environnement média avec lequel doit composer le planificateur. Une campagne de communications intégrées comprenant du magazine et du web, par exemple, demandera 2 approches différentes et non une approche intégrée. Mise en page, comportement du consommateur qui change d’une “consommation média” à une autre, paramètres techniques, etc.

Pour un spécialiste, l’autonomie sera moins grande au niveau de la planification dite plus “horizontale”. Il sera toutefois extrêmement calé dans tel ou tel média. Avant l’avènement du digital, il est évident qu’au moment où l’on se parle, c’est en interactifs que sont davantage versés les spécialistes.

Personnellement, je dois dire que lorsque j’ai travaillé sur ces campagnes demandant de planifier du média numérique et que les interventions allaient au-delà des exécutions traditionnelles, un spécialiste était souvent demandé sur le dossier.

Doit-on conclure que la possibilité d’être reconnu comme un spécialiste ou un généraliste dépend du client et de la nature du mandat? Se donne-t-on plus de chances en ratissant large et en touchant à tout ou en se concentrant sur une nouvelle façon de faire et en perfectionnant ces aptitudes?

J’ai entendu des gens que je respecte hautement défendre les deux écoles de pensées. Et vous, qu’en pensez-vous?

Catégorie(s) : + MEDIA +

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