Je lisais récemment un livre portant sur la conception web et l’un des passages indiquait que tout le monde a, de nos jours, un ami qui fait de la conception web.
Cette affirmation m’a fait sourire.
En effet, je crois que la quantitée d’outils de création, de production et de mesure accessible au commun des mortels donnent l’illusion à bon nombres de gens de maîtriser le domaine de l’interactif.
Il y a, selon moi, deux écoles de pensées majeures dans le monde de la conception interactive. Il y a le fait de faire du web pour du web et il y a le fait de faire du web pour faire avancer les choses.
Bien entendu, “canner” un paquet de petits sites, en utilisant des matrices accessibles à tous pour des coûts modiques donnent l’impression que c’est ça, faire du web. En effet, c’est une façon de le voir. Une de mes connaissances professionnelles procède de la sorte et enregistre d’importants revenus.
On parle d’un produit très de base, ça va de soi. Pas de stratégie de positionnement dans les moteurs de recherche, pas de gestionnaire de contenu, pas de design spécialement adapté pour le produit, etc. Bien entendu, on ne parle même pas d’une stratégie marketing préalablement réalisée avant la création du site.
Personellement, l’aspect sur lequel je me questionne le plus est, jusque dans quelles mesures, des gens de la sorte, tue notre métier.
Bien entendu, plusieurs diront que la clientèle que convoite un type vendant des templates versus, celle que convoite une agence web n’est pas du tout la même. En effet, les budgets d’un professionnel désirant une fenêtre toute simple sur le web n’a pas besoin de se casser la tête avec un paquet de détails qui sont pour lui totalement inutiles.
Cependant, le point qui m’irrite particulièrement, c’est que ces mêmes personnes se prétendent stratège web! S’afficher en tant qu’entreprise qui offre des solutions publicitaires ou encore des stratégies de référencement et d’indexation sans en avoir du tout les connaissances, est pour moi totalement innacceptable.
Par contre, si les gens achètent… où est le mal direz-vous.
Ceci me fait réfléchir sur la direction que prennent les pratiques multimédias de toutes sortes. Photographie, graphisme, web, montage vidéo, etc. On parle ici de métiers ne demandant pas l’adhésion à un ordre quelconque pour pratiquer. N’importe qui étant un brin vendeur peut débarquer comme bon lui semble et s’interpréter publitaire interactif, photographe ou designer web!
Ce genre de réalité m’attriste et me porte à croire que le fait d’établir un ordre ou alors d’émettre des “permis de pratique” dans le domaine des communications interactives pourraient peut-être être quelque chose qui enclenche un certain “nettoyage”…
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